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Alt 04-11-2008, 19:56   #1
Yaso
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Standart Julien

JULIEN

Julien est le personnage le moins sympathique du roman, non pas tant parce qu'il est à l'origine des malheurs amoureux de Jeanne, mais parce que Maupassant s'est plu à le noircir. Faire le portrait de Julien revient à faire le catalogue des défauts humains.
En effet, l 'hypocrisie, le mensonge, l'avarice, l'égoïsme, la paresse, l'indifférence, la lâcheté, l'intérêt, l'infidélité, la , la superficialité, la méchanceté, sont les caractéristiques de ce personnage et selon les circonstances, il use des uns ou des autres de ces défauts pour jouer ses différents rôles. Il est un véritable acteur au sens étymologique du terme (hupokritês, en grec signifie acteur) et dans le roman il revêt trois masques différents: Le séducteur, le mari et le père.

LE SEDUCTEUR
-Le chapitre III s'ouvre sur l'entrée de Julien dans le roman et Maupassant esquisse son portrait physique en ne retenant que les traits caractéristiques du séducteur : il offre “ une de ces figures heureuses dont rêvent les ”, il a “deux grands sourcils réguliers... qui rendaient profonds et tendres ses yeux... “, “ses cils... prêtaient à son regard cette éloquence passionnée qui trouble dans les salons la belle dame hautaine et fait se retourner la fille en bonnet”
Grand, jeune, élégant, le regard éloquent, doté de l'aisance de la parole, le vicomte Julien de Lamare réussit son entrée en scène et séduit la baronne qui “le trouve charmant” et le baron qui remarque que c'est “un garçon bien élevé”. De fait, savoir décliner les généalogies des grandes familles nobles ne pouvait qu'enthousiasmer la baronne très attachée à son rang.
Les parents de Jeanne ont des bonnes idées sur le personnage, mais Maupassant invite le lecteur à ne pas se tromper, et pour bien mettre en évidence tout l'art du paraître de Julien, il utilise des mots comme ceux-là (semblait..cachait...) : “Le charme langoureux de cet oeil faisait croire à la profondeur de la pensée et donnait de l'importance aux moindres paroles”
Son aspect physique même est aussi un leurre :
“La barbe drue, luisante et fine cachait une mâchoire un peu trop forte”, “ses sourcils (sont) comme s'ils eussent été artificiels” et “son oeil semblait en velours” Dans ces phrases on voit que Maupassant veut faire comprendre le mauvais charactère de Julien au lecteur.
-Julien sait jouer du regard mais aussi de la parole. Maupassant lui donne peu la parole dans ce début de roman. Lorsque Jeanne exprime son désir de voyager, il trouve la juste réplique :” Oui mais c'est triste de voyager seul, il faut être au moins deux pour se communiquer ses impressions”
Enfin, quand Jeanne confie son bien-être à rêver seule, le beau parleur trouve son meilleur effet dans une formule choc “On peut aussi rêver à deux” ( A noter que cette fois le regard et la parole sont complices de cette mise en scène puisque Maupassant précise :” Il la regarda longuement” )
On voit toujours l’hypocrisie de Julien qui continue jusqu’il achève son but.

LE MARI
-La radieuse saison des fiançailles fut de courte durée (6 semaines) et comme les gens heureux n'ont pas d'histoire, Maupassant passe rapidement, sous silence, cette période.
Au jour de mariage, le 15 août 1920, le fiancé ôte son masque et se montre tel qu'il est à savoir: un mari qui n'a qu'une impatience, son appétit uel.
Maupassant nous décrit Julien, le soir de son mariage, tel une bête en rut : Il baisait voracement son cou”, “Il la saisit à bras-le corps, rageusement, comme affamé d'elle” , “ Il la possédait violemment”. Cette scène évidente de viol placée sous le signe de la et du plaisir égoïste se termine par le sommeil de brute de Julien.
Nulle attention portée à sa femme, nulle délicatesse dans l'initiation au plaisir de l'amour, nulle tendresse : tout ce qui relève du sentiment amoureux est désespèrément absent de cette première nuit et Jeanne en éprouve un profond dégoût.
Violent physiquement, moralement, Julien va se révéler être un mari très avare.
-Il convient de se rappeler que son mariage avec Jeanne arrange bien sa situation matérielle dérisoire: la noblesse; et sitôt devenu le maître des Peuples, il entend gérer l'argent du ménage.
-Tout d'abord, au cours de leur voyage de noces en Corse, il discute sans cesse les prix et “ à force d'arguties obtient un rabais.”
-Puis il prend à Jeanne les 2000 francs que sa mère lui avait donnés “ pour ses petites dépenses de jeune femme” et avec parcimonie lui cède 100 francs et lui recommande: “Surtout ne les gaspille pas.”
-Ses “démangeaisons d'économies” deviennent tellement poussées à leur extrême. Ainsi, page 96-97, “ Il se montrait d'une parcimonie féroce, ne donnait jamais de pourboires, réduisait la nourriture au strict nécessaire ; et comme Jeanne se faisait faire chaque matin par le boulanger une petite galette normande, il supprima cette dépense et la condamna au pain grillé.”
-” Ne pas jeter l'argent par les fenêtres” devient une telle obsession qu'en plein hiver, il fait un froid insupportable ( même pour lui !! ) dans le château “ tant il économisait sur le bois.”
Son avarice ne peut comprendre la générosité du baron qui donne une dote de 20 000 francs à Rosalie et “ beuglant de colère” prend Jeanne à témoin : “ Mais tes parents sont fous, ... fous à lier ! 20 000 francs ! Mais ils ont perdu la tête ! 20 000 francs ! 20 000 francs pour un bâtard. “ (p. 125)
-Enfin, le comble de ce malade de l'argent est atteint lorsqu'il justifie son refus d'un deuxième enfant par des raisons matérielles : “ Un autre enfant ? Ah ! mais non par exemple ! C'est déjà trop d'un ... pour coûter de l'argent” (p.157)
Jouisseur égoïste , infidèle, avare et coléreux, Julien incarne tous les défauts du mauvais mari et Jeanne ne peut même pas se consoler en se disant qu'il est un bon père.

LE PERE
-A aucun moment dans le roman Julien n'est en relation directe avec son fils. On sait que Jeanne veille jalousement sur Paul mais son attitude possessive ne gêne en rien Julien, bien au contraire.
En effet, lorsque Rosalie accouche, loin de culpabiliser, il considère son propre fils comme “un batard” et la seule solution qu'il envisage est d'envoyer Rosalie “ au diable avec son mioche” (p.101)
Quelques mois plus tard, le jour de son accouchement, Jeanne lit dans le regard de son mari “ Le même ennui, la même indifférence... le même souci d'homme égoïste que la paternité irrite” (p.122)
-La relation, ou plutôt l'absence de relation , que le père entretient avec son fils confirme la lucidité du jugement de Jeanne. De Fait, Julien regarde son fils “ de côté, d'un oeil inquiet et mécontent”
-Lorsque Jeanne le pressait de l'embrasser, “ Il effleurait du bout des lèvres, d'un air dégoûté, le glabre du marmot en décrivant un cercle de tout son corps, comme pour ne point rencontrer les petites mains remuantes et crispées. Puis il s'en allait brusquement ; on eût dit qu'une répugnance le chassait” ( Paul a alors 5 mois)
A Julien, les notions de tendresse, d’amour, d’attention sont absentes pour Jeanne. Julien est un piètre mari, un gendre dédaigneux et un père indifférent.
En effet, il est le contraire de Jeanne qui est généreuse, tolérante, sachant faire preuve d'abnégation et entièrement dévouée à son fils. Leur couple est donc placé sous le signe d'une antinomie irréversible : ce sont deux êtres qui vivent l'un à côté de l'autre sans jamais se rencontrer et Jeanne a raison de penser que :” deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu'à l'âme, jusqu'au fond des pensées, qu'elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et que l'être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.” ( page 71)
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